Dans le sillage des premières frappes sur l’Iran, le CAC 40 a dévissé de plus de 10 % en ligne droite. C’est surtout la situation énergétique qui préoccupe les investisseurs — et on les comprend. Le baril de brut a bondi à plus de 105 dollars, soit quasiment le double de son prix au 1er janvier dernier. Le gaz n’est pas en reste et s’est enflammé dans des proportions encore plus spectaculaires.
Cette flambée des prix de l’énergie intervient de surcroît alors que les marchés boursiers évoluaient sur des niveaux records, ce qui a logiquement déclenché des ventes de la part des investisseurs.
Depuis plusieurs semaines, les marchés progressaient sans véritable remise en question, dans un mouvement haussier qui semblait manquer de catalyseurs mais qui se poursuivait néanmoins. La guerre, et ses premières conséquences visibles sur l’énergie ainsi que sur le transport maritime autour du détroit d’Ormuz, ont brutalement rappelé les investisseurs à la réalité. On peut aussi y voir une occasion idéale de prendre des bénéfices après des mois de hausse ininterrompue sur les grands indices boursiers.
Pour l’instant, l’Europe apparaît comme la grande perdante. D’une part, l’euro a nettement reculé face au dollar ces derniers jours ; d’autre part, la correction des marchés financiers y est beaucoup plus marquée qu’outre-Atlantique, où les indices résistent pour le moment relativement bien.
Dans ce contexte de forte nervosité, les acheteurs se font rares sur les marchés actions. Techniquement, le premier support situé à 7 880 points a été enfoncé avec une grande facilité. Les regards se tournent désormais vers le prochain niveau majeur, un support de long terme situé autour de 7 500 points. Le flux acheteur-vendeur étant actuellement très déséquilibré en raison de l’aversion au risque, cette phase de forte volatilité pourrait toutefois offrir des opportunités pour ramasser progressivement quelques valeurs de qualité à la faveur de cette correction.
Comme le montre l’évolution du CAC 40, nous ne sommes d’ailleurs pas encore entrés en zone de survente sur le RSI, ce qui laisse encore de la marge pour aller tester des niveaux légèrement plus bas.
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