Après plusieurs années de transformation marquées par l’intégration de Suez, Veolia aborde 2026 avec une dynamique opérationnelle solide. Le spécialiste mondial des services à l’environnement a publié des résultats 2025 supérieurs aux attentes, confirmant la montée en puissance de son plan stratégique GreenUp.
Le chiffre d’affaires a atteint 44,4 milliards d’euros, en progression de 1,4% à périmètre et change constants, et de 2,8% hors effet prix de l’énergie. L’Ebitda ressort à 7,05 milliards d’euros, en hausse de 6,3%, tandis que le résultat net courant part du groupe progresse de 9,1% à 1,64 milliard d’euros. La rentabilité s’améliore, avec un ROCE après impôts porté à 9,4%, son plus haut niveau historique.
Porté par une demande soutenue en matière de sécurité environnementale et de transition énergétique, le groupe a remporté plusieurs contrats significatifs à l’international, notamment au Royaume-Uni, en Inde et au Moyen-Orient. Le dividende proposé au titre de 2025 est relevé à 1,50 euro par action, traduisant la confiance du management dans la trajectoire bénéficiaire.
Pour 2026, Veolia vise une croissance organique solide du chiffre d’affaires (hors énergie), une progression de l’Ebitda de 5% à 6% et une hausse d’au moins 8% du résultat net courant à change constant. Le ratio dette nette/Ebitda est attendu autour de 3 fois, intégrant l’acquisition de Clean Earth.
Au cours de ces dernières semaines le titre a connu une forte appréciation puisqu'il a bondi de plus de 20% en ligne droite. Il a débordé avec une grande facilité sa zone de résistance principale située à 33,5 euros et qui datait de 2021. Le groupe a également profité de la rotation sectorielle au détriment des sociétés plus technologiques mais ils se retrouve aujourd'hui dans une situation de surachat avec des indicateurs techniques qui se sont fortement tendus.
D'un point de vue de la valorisation nous sommes revenus sur des ratios confortables puisque le groupe se paye environ 15 fois ses bénéfices attendus cette année. On ne peut pas exclure une petite pause à court terme mais à un horizon quelques mois nous pourrions aller chercher un potentiel complémentaire alors que toutes les planètes sont bien alignées pour le groupe et que le secteur attire à nouveau.
Les principaux défis
– Maintenir la discipline financière tout en finançant les investissements liés à GreenUp
– Intégrer pleinement Clean Earth et poursuivre les synergies post-Suez
– Faire face à un environnement macroéconomique et énergétique volatil
– Préserver les marges dans un contexte de pression sur les collectivités et les industriels
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