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Très développé aux Etats-Unis, le Day
Trading commence à percer dans l’hexagone et on compte de plus en
plus d’adeptes de cette technique d’investissement très agressive.
Le but du Day Trader (personne qui pratique le day trading)
et de faire des allers-retours dans la journée, les achats et les
ventes sont toujours clôturés avant la fermeture du marché, de sorte
à avoir un portefeuille complètement liquide durant les heures de
fermeture du marché (appelé « Overnight »).
La technique consistera a
réaliser de petites plus-values en utilisant un fort effet de
levier et en multipliant les transactions afin de maximiser le
rendement. Ainsi le day trader profitera de la volatilité
des marchés et se contentera de gains compris entre 0,5 et
quelques pourcents sur chaque transaction. Certains investisseurs
passent ainsi plusieurs dizaines d’ordres par jour.
Chaque position étant fermée à la
clôture du marché, le
day trader n’hésitera pas à prendre des pertes lorsque cela s’avère
nécessaire, pour cela il n’attendra pas d’avoir perdu 10% sur sa
position. Le but du jeu est de faire plus de « trades »
gagnants que de perdants et faire en sorte que lorsqu’ils sont
perdants, ils soient le plus petit possible.
Si la discipline apparaît séduisante, il faut tout de même s’entourer
de précautions avant de se lancer dans l’aventure. Aux Etats-Unis,
les statistiques des brokers montrent que 90% des day traders
perdent de l’argent. Nous allons, ici, essayer de dresser un panorama
des règles de bases et des questions que vous devrez vous posez avant d’aborder
cette technique très « sportive ».
Avec quel capital commencer ?
La somme minimale pour pratiquer le day trading n’est pas très
importante. En effet à la différence de l’investissement boursier
classique, vous ferez jouer l’effet de levier (sur les actions ou les
futures) qui démultiplie vos possibilités financières et vous
concentrez sur quelques lignes uniquement. Il n’est pas rare que le day
trader ne soit positionné que sur une action à la fois avec un
effet de levier maximal.
En conséquence un budget, même modeste (quelques milliers
d'euros), peut suffire. Il suffira juste que les frais de courtage n’amputent
pas trop vos petits pourcentages de gain.
Quel broker choisir ?
Cette étape représente un choix cornélien. L’évidence veut que les
frais de courtage soit très faibles, en effet, imaginez que l’aller
retour vous coûte 2% de frais, étant donné que vous jouez sur de
petites variations il vous sera très difficile de rentrer dans vos
frais et par conséquent la seule personne que vous enrichirez sera
votre intermédiaire financier.
Mais au delà du coût des transactions, la qualité du service requiert
une importance capitale. Vous devrez vous assurer que votre broker
dispose d’un accès rapide, qu’il n’est pas embouteillé aux
heures de pointe (ouverture ou clôture du marché), que son système
informatique est fiable et que vous avez la possibilité en cas de
difficulté de passer par d’autres voies : minitel, téléphone ou
fax.
Lorsque vous êtes positionné sur un titre, chaque minute compte. L’impossibilité
de passer votre ordre peut vous coûter cher en cas de forte volatilité
sur le marché. De même si le transfert de votre ordre dans le carnet d’ordre
prend 5 minutes, il y a peu de chances pour qu’il soit exécuté dans
les conditions où vous l’aviez décidé.
Les marchés pour pratiquer le day trading
Deux conditions doivent être réunies pour pouvoir vous y adonner : la
liquidité doit être importante ainsi que la volatilité. La liquidité
est définie par le nombre d’échanges qui ont lieu chaque jour sur un
titre, des valeurs comme Alcatel, France Telecom ou STMicroelectronics
sont de celles-là à Paris. Plusieurs millions de titres sont
échangés chaque jour sur ces actions, ce qui vous assure de pouvoir
rentrer ou sortir du titre à tout moment, il y a toujours une
contrepartie prêt à racheter vos actions ou à vous en vendre.
Les titres qui présentent cette forte liquidité sont peu nombreux sur
le marché parisien des actions, hormis celles qui composent le CAC 40
(et encore les plus importantes), la liquidité des autres est beaucoup
trop faible. On peut trouver quelques titres très travaillés sur le
nouveau marché mais le second marché et le marché libre sont à
proscrire.
Si vous réalisez du day trading sur actions, le royaume de la
liquidité reste avant tout les Etats-Unis avec les titres phares du Dow
Jones ou du Nasdaq. De même, les futures représentent une très
bonne alternative, ces produits dérivés offrent de plus, un effet de
levier considérable.
Enfin une importante volatilité sur les titres travaillés est la
deuxième condition importante. On dit d’un titre qu’il est
volatile, lorsque les variations qu’il enregistre au cours des
séances est important (plus de 5%). Le Day trader recherchera
ces valeurs pour ses opérations, il faut que la variation soit
relativement importante pour permettre de dégager des profits dans la
journée, une fois déduits les frais de courtage.
Ce sont naturellement les valeurs technologiques qui seront
privilégiées, leurs variations quotidiennes dépassent fréquemment
les 10%, de quoi donner de la marge au day trader. Des titres
comme Business Objects, Transiciel ou Alcatel sont typiquement
représentatifs.
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