Analyse technique - Leçon 2 - Les moyennes mobiles (2/3)
Croissance en hausse
Lorsque la moyenne courte MMA20 vient couper la moyenne
longue MMA50 en passant au-dessus de cette MMA50, alors la
valeur entame un cycle de hausse, modifiant sa tendance courte.
Ainsi, au point A et au point
B se retrouvent ces croisements de MMs.
En octobre, on ne voit qu'une montée de plus des cours au
croisement du point C, à priori
simple réaction au trou excessif survenu quelques séances
avant. La probabilité est donc une montée vers la ligne
supérieure de résistance, ainsi que nous l'avons vu. On peut
éventuellement penser à se placer sans trop de risque, à
priori, pour profiter du reste de hausse jusqu'à la
résistance.
Un petit conseil au passage: lorsque l'on joue
sur l'évolution des cours entre les lignes de tendances -
supports et résistances -, il faut choisir ses valeurs pour
pouvoir positionner un objectif aux environs de 10% et s'assurer
de leur liquidité autant que de la sérénité du marché.
En-dessous d'une cible de 10%, le gain net sera minime du fait
d'erreurs d'appréciations, des frais de courtage, etc.
Au-dessus, il s'agit souvent d'une exception. Mais en moyenne,
ce jeu fort simple à pratiquer en vaut la chandelle. D'autres
indicateurs que les MM - bollinger, volumes, etc. - pourront
vous aider à confirmer ces cycles de rebond entre les lignes de
tendance.
Confirmation de croisement
Mais alors, qu'est-ce qui distingue le croisement
d'octobre des précédents? On aurait pu aussi se placer sur les
autres?
De février à avril, pas vraiment! Les croisements ne sont pas
confirmés par un écartement marqué des MM20 et MM50. Mi-avril,
l'écartement se confirme rapidement. On peut effectivement se
positionner. Mi-juillet, c'est trop tard, on est trop près de la
résistance, les cours sont trop hauts.
Force de croisement
OK, mais comment distinguer les croisements, comment deviner
d'avance où ils mènent? Le plus intéressant est de loin la hausse
sur le dernier croisement. Comment le détecter?
Il faut simplement trouver une astuce qui en mesure la force
potentielle. J'utilise simplement l'angle de croisement des deux MMs.
Observez bien les courbes rose et bleue: l'angle le plus grand, le
plus ouvert entre les deux MMs est bien celui du dernier croisement,
celui de fin octobre. De même, la pente de hausse des deux MM au
moment du croisement est la plus forte montrant par là que la valeur
est en phase de hausse plus affirmée, mieux établie.
Ce croisement arrive un peu tard au point C,
les cours ne sont pas loin de la résistance. Mais il fallait pourtant
se placer à ce moment là. La vitesse de changement des cours
montrée par cet angle de croisement était éloquente. Le
franchissement de la ligne de résistance devenait alors très
probable et le risque de perte pratiquement nul puisque au minimum, la
valeur allait rejoindre sa résistance haussière.
Sur l'hésitation des cours, vous aviez plusieurs jours pour vous
placer. L'élan était tel que la MMA20 n'a pas fléchi pendant cette
hésitation de croisement de la résistance. Et quelle raideur de
pente! Maintenant que vous avez bien examiné ce croisement, comparez
le avec les croisements de MM précédents: Ils sont visiblement plus
mous!
Deux parenthèses: Nous verrons plus tard qu'un indicateur, la MACD représente la
différence entre deux moyennes. D'une certaine manière, elle
aide donc à visualiser ces états. Mais je la trouve moins
parlante de visu que les moyennes elles-mêmes pour un débutant. Il existe également les moyennes mobiles pondérées et les
moyennes mobiles exponentielles qui donnent plus d'importance aux
cours récents. Ne jouez pas directement avec elles, vous en
tireriez trop vite des conclusions optimistes à la fiabilité
douteuse. Comme pour la MACD, je les conseille après une
expérience plus longue des moyennes arithmétiques et souvent
associées à d'autres indicateurs.