Analyse technique - Leçon 10 - Les volumes, 2ème partie (2/3)
Conséquence immédiate: une fois enclenché sur un niveau fort du SR, il faudra du volume pour en
sortir. Donc lorsqu'on passe par un niveau SR fort, les volumes sont forcément
importants. La seule exception sur le graphique ci-dessus est le point B qui doit être considéré comme un cas à part et donc comme un signal.
Ces accélérations du volume à ces niveaux s'expliquent
psychologiquement: Ceux qui ont perdu depuis leur achat à ce
niveau, puis retrouvent ensuite un cours revenu à ce niveau vendent tout simplement pour ne rien avoir perdu et en seront
soulagés; Ceux qui auront vendu à ce niveau retrouveront plus tard une occasion de racheter pour
suivre la nouvelle évolution.
Ces niveaux représentent donc une résistance à la hausse et un support à la
baisse. On constate bien les rebonds sur le graphique sur les SR les plus
importants. Sur le graphe, 95e est donc un support très fort et 165e devient au fil des jours une résistance qui
s'affirme. Ceci permet de se trouver un objectif probable de cours lors de l'évolutions des cours vers un SR important. Le SR se révèle fiable car sur les niveaux forts du SR se génèrent bien des
retournements.


Un trader parle souvent de volumes positifs, donc en accroissement, ou négatifs, donc en chute. Sur ce deuxième
graphique, le PVI (positive volume index en bleu) représente l'accumulation des cours lorsque le volume croît par rapport à la
veille. Le NVI (negative volume index en brun épais) accumule pour sa part les cours lors des baisses de volume.
Le PVI possède en soi peu d'intérêt car il montera les jours où le cours croît et les volumes
aussi. Il est donc "suiveur" et ce qu'il montre n'est pas très
fiable.
Le NVI est plus intéressant. Il permet de visualiser ce que fait l'investisseur expérimenté qui respecte l'adage séculaire si difficile à
suivre: "acheter au son du canon, vendre au son du violon". Acheter lorsque tout le monde se débarrasse d'un titre n'est pas décision facile et comme la tendance est
reine, prendre position ressemble à du suicide. Cependant, d'après Norman
Fosback, une tendance à la hausse du NVI reflète un marché à la hausse dans 95% des
cas! On constate sur le graphe que les hausses du NVI coïncident pour la plupart à une hausse des
cours, sans que la réciproque soit aussi vraie.
Le NVI n'est pas clair à utiliser pour
autant. Pour ma part, j'emploie encore une fois les traits de tendance pour aider la détection. J'ai tracé deux traits gris A et B de changement de tendance du
NVI. Ils montrent bien l'action discrète du ramassage en prévision d'une hausse
prochaine. Effectivement, la hausse ne tarde guère et d'autres indicateurs permettent alors de la suivre jusqu'à son
terme.
Notez aussi que le NVI n'est pas pour autant muet après la détection: A la verticale des points A et B, le NVI fait un échec à sa tendance car il n'arrive pas à rejoindre la ligne
grise. Il montre là un affaiblissement de ce ramassage, ce qui va alors peser sur les cours et désigner le point de
vente.
Nous n'aborderons pas le PVT (Price and Volume Trend) donc le calcul reprend le total des volumes selon le sens d'évolution: son utilité est identique à l'OBV étudié précédemment. De même, le Chaikin oscillator ne nous intéressera pas pour
l'instant. Il est d'utilisation complexe entre autres parce qu'on doit l'associer à une moyenne qui conditionne ses détections. De plus, il ne permet pas de détecter les sommets et les bas
court-terme lors de ses changements de tendance.
